L’édito Balabar

 
 

T’as pas tort Gilbert, vraiment pas tort du tout.
T’es surement mort aujourd’hui (vérification sur wikipédia). Ah oui, en 36.
T’es mignon, t’as fait rire l’équipe.

Bon du coup, même si t’es mort, on voulait te dire qu’on a entendu ce que tu disais, et on est d’accord. Franchement d’accord.
Si t’étais encore là, tu verrais qu’il y a pas mal de choses qui partent en cacahuète. On s’interroge actuellement sur la date d’extinction de l’humanité. Pas jouasse tu vois.
Mais, je voulais te dire que dans cette nuit qui semble tomber, j’ai trouvé quelques lucioles. On avait oublié qu’elles existaient à cause des lumières de la ville, mais, je te promets, elles sont là, et elles brillent d’envie, t’as pas idée. Elles te plairaient.

Elles te plairaient parce qu’au début de leur vie de lucioles, elles préféraient déjà voir les chanteurs en groupe plutôt que tout seul. Travailler en équipe plutôt que chacune de leur côté.

Récemment, elles m’ont parlé d’une envie, assez simple finalement et qu’elles résumaient comme ça : « on voudrait une grande fête où le collectif reprendrait son sens, où on offrirait aux gens la possibilité de s’approprier l’espace dans lequel ils vivent, avec ceux qui le font vivre. Où ils pourraient construire, découvrir, se rencontrer, échanger. Il y aurait plein de couleurs et toutes les folies deviendraient des possibles ».

Je crois qu’elles veulent redonner du sens au mot ensemble, du sens au mot publique, au mot expérimenter, au mot ici, maintenant.
Et surtout, du sens au sens.

J’ai trouvé ça important. Et si je t’en parle Gilbert, c’est parce qu’elles ont réussi à le faire.
Elles ont choisi le début de l’été, et un joli parc pour donner vie à ce qui résonnait comme un petit rêve dans leur tête.
Je suis triste que tu sois pas là pour voir ça, mais, promis, je t’écrirai pour te dire comment c’était.

Je t’embrasse Gilbert,




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